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Les critiques
L'Ensemble
Jessé à la conquête du Soleil
La
polyphonie expressive du maître de chapelle du prince de Conti, le fort cultivé
André Campra, offre des occasions rêvées à ce chœur sensible et intelligent
de se jouer de ses méandres rythmiques et mélodiques.
Le
Transfige Dulcissime Jesu de Charpentier pour double chœur déroule une
somptueuse tapisserie de sonorités suspendues et changeantes. Des
interventions solistes de voix naturelles, parfois même blanches, allègent une
texture expressive que colore discrètement, mais avec une réelle poésie, le
trio instrumental Musica Poetica (luth, viole de gambe et orgue positif).
Les jeux de timbres des Litanies de la Vierge de Moulinié écartent définitivement
les nuages et les accents cuivrés d'un excellent baryton répondent à une
lumineuse soprano sur fond de superbes entrelacs contrapuntiques vocalisés par
le chœur.
Bulle
- 2001 -
MAP
Les
Vêpres à la Vierge de Charpentier font merveille
Ses
Vêpres à la Vierge (vers 1670) que chantait Vendredi-Saint au cantorama de
Bellegarde l'Ensemble vocal Jessé de Genève dirigé par François Rouvinez se
sont révélées être une pure merveille vocale de l'art baroque.
Dans
les nombreux psaumes, l’art de l’antiphone, en petits motets formés
de brèves phrases, est bien articulé par l’Ensemble Jessé, qui possèdes
registres de ténors et de basses superbes au timbre frangé de lumière. L’Ensemble Jessé traduit la variété des traitements musicaux
du texte par des séquences impeccablement mises en place, qu’il s’agisse des
nombreuses hémioles rythmiques.
Des ornements tremblés si mélodieux de la tierce picarde par le
« dessus » ou tout simplement de petites fugues « à la française »
dans la partie Laudate pueri Dominum.
Dans toutes ces formes ingénieuses, il faut signaler la bonne prestation
des ténors et des basses, à la laquelle on ajoute celle des altis, un registre
précis et chantant.
Des
moments de bonheur musical sortant de l’ordinaire
... cette pleine
heure de musique sacrée de Marc-Antoine Charpentier a été intense dans
l’expression ravie de la foi.
La
Liberté – Mardi 14 avril 1998 – Bernard Sansonnens
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